Le mangonneau à roues de carrier

Le mangonneau à roues de carrier
Il sera utilisé du XIIème au XVème siècle. Il a une portée de 160 mètre et projette des boulets pouvant peser jusqu'à 100 Kg. Il est d'une incroyable puissance en revanche la cadence de tir reste très faible : 2 tir par heure. Il nécessite environ 12 servant et les artisans pour le construire.

C'est un engin à contrepoids fixe. Les ingènieurs n'avaient pas encore compris les avantages du poids articulé. Il faut alors des efforts considérables pour rabattre le mât, imposant l'emploi d'un treuil, entraîné par de grandes roues ( les roues de carrier ) actionnés par des hommes soit de l'intérieur, soit de l'extérieur.
Le contrepoids fixe dde plusieurs tonnes nécessite un important système de poulies et de treuils pour le réarmer.

L e problème de cet machine réside dans le fait que la masse de terre ou de pierre contenue dans la huche du contrepoids finit par se déplacer, provoquant à-coups et vibrations qui sont néfastent pour la charpente et nuisent à la précision de tir.

Enguerrand
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# Posté le samedi 18 août 2007 12:45

Modifié le dimanche 18 novembre 2007 09:52

Le trébuchet

Le trébuchet
Le trébuchet sera utilisé du XIIème au XVIème siècle. Il a une portée pouvant aller jusqu'à 220 mètres projetant des boulets pesant jusqu'à 240 Kg a une cadence de tir encore très faible de 1 voire 2 tir par heure.

Son nom vient de l'occitan trebuca, qui apporte les ennuis, ou, par dérision, le trébuchet, la balance de précision des orfèvres.
Les rapports géométriques pythagoriciens se révèlent indispensables au bon fonctionnement de ces machines, et le génie militaire médiéval peut enfin être considéré comme une " science exacte ", avec des " engeniors " dont la renommée nous est parvenue.

Le trébuchet va marteler un endroit précis de la muraille, de préférence un point faible tel qu'archère ou latrine, dans le but d'ouvrir une brèche. La seule parade possible pour les défenseur consiste à boucher la muraille endommagée à l'aide d'une double palissade de madriers remplie de terre. Cet ensemble mou absorbe le choc et oblige l'assaillant à frapper ailleurs.

Ces engins ont une cadence de tir faible mais il s'agit d'une véritable arme de dissuasion puisque de nombreuses places fortes ont capitulé à sa simple vue !

Enguerrand

# Posté le samedi 18 août 2007 13:03

Modifié le dimanche 18 novembre 2007 09:53

Le couillard

Le couillard
Il sera utilisé du XIVème au XVIème siècle. Il peut atteindre un cible situé jusqu'à 180 mètres projetant des boulets de 30 à 80 Kg. La cadence de tir est très impressionnante face aux autre machine à contrepoids puisqu'il peut effectué jusqu'à 10 tir par heure. Il nécessite en plus moins de personnes : entre 4 et 8.

C'est la machine à contrepoids la plus perfectionnée. Ses deux huches articulées facilitent la manutention de l'engin en divisant par deux les charges à maniers. La construction s'en trouve simplifiée, puisqu'un seul poteau pour les supporter suffit. Celui-ci est parfois simplement planté solidement dans le sol, mais, plus souvent, fixé sur un châssis en bois. Les contrepoids des premiers couillards étaient des grands sacs en cuir remplies de terre. Plus tard, ils seront remplacés par des huches en bois et en fer riveté, remplies de métal ( souvent du plomb moins cher à cet époque que le fer ). Leurs poids variaient de 1,5 à 3 tonnes.
Les performances sont inférieurs à celle du trébuchets ; mais sa cadence de tir, cinq à six fois supérieure, avec une équipe très réduite, lui a permis pendant longtemps de concurrencer l'artillerie à poudre.

En tirant des boulets de 30 Kg à 180 mètres à raison de 10 tirs par heure on imagine aisément les ravages qu'il peut provoquer en fonctionnant jour et nuit !

Enguerrand

# Posté le samedi 18 août 2007 13:25

Modifié le dimanche 18 novembre 2007 09:54

Les machines à torsion

Les machines à torsion
Comme promis je reviens avec mes machines de siège.

Les machines à torsion sont des engins que nous nommons couramment "catapultes" qui je vous rapelle n'existe plus au Moyen Age puisqu'elles sont tombés dans l'oubli total avec la chute de l'emire romain. En fait la seule machine qui perdurera jusqu'à tard aprés la Renaissance est l'arbalète à tour ou baliste.

On se servira de l'arbalète à tour ou à treuil dés le XIème siècle. Elle tire son nom du mécanisme qui sert à bander l'arc. Cet arc est composite - bois, nerf, tendons - jusqu'au XVème siècle, trés puissant, cependant, inconvénient majeur, ses composants se distendent par temps humide.
Plus tard on le remplace par un arc en fer forgé et trempé, et donc insensible aux conditions climatiques. Deux hommes sont nécessaires pour le tendre.

La portée de tir reste trés précise en absence de vent et dépasse les 300 m, avec un carreau de 1 m de long et d'une centaine de grammes.

Une chronique allemande rapporte le cas d'une baliste qui, à 360 m, transperça trois hommes et un cheval avant de se ficher dans une porte. Joinville mentionne, dans son histoire de St Louis, que les croisés essuyèrent des traits aux têtes garnies d'étoupe imbibée de matières inflammables.

Donc inutile de vous dire que cet engin m'interesse particulièrement donc si vous êtes comme moi et que vous souhaitez en acquérir une un jour je laisse l'adresse de Serge Adrover qui vends des arbalète et une baliste. La photo ci contre provient de son site.

Enguerrand

# Posté le samedi 22 septembre 2007 09:20

Modifié le dimanche 18 novembre 2007 09:55

L'arbalète

L'arbalète
Nos premières armes de jet arrivent enfin.
Pour commencer donc : l'arbalète.

Elle sera utilisé dés l'Antiquité et portera le nom de gastrapelte et on la recharge en s'aidant de son ventre. L'arbalète du Moyen-âge ne se différencie fort peu de son ancêtre hormis les matériaux utilisés.
Elle est composé d'un arc fixé au bout d'un arbrier. La corde, de crin tressé, parfois même de cheveux de femme, s'accroche à une noix en os ou en corne.
Le trait, appelé aussi carreau, vireton ou dondaine selon sa forme, est placé dans une rainure creusée le long de l'arbrier. En pressant une détente, on débloque la noix qui bascule, libérant la corde et le trait.
Le tir est plus tendu que celui d'un arc et offre un meilleur balayage du terrain.

L'utilisation de l'arbalète se généralisera dans l'Europe entière au XIIème siècle. En 1139, l'Église, la jugeant trop meurtrière, interdit son utilisation entre chrétien. Les arbalétrier sont menaçait d'excommunication par le Pape Innocent III. Cependant cette interdiction fut très vite contourné par les princes d'occident qui firent souvent appel à des mercenaires étrangers comme les italiens. Des corps d'arbalétriers à pied ou à cheval furent intégrés dans la plupart des armées européennes et ce dés la fin du XIIème siècle.

Pour la petite histoire, en 1199, Richard Coeur de Lion, qui fit de l'arbalète un usage fréquent, fut mortellement blessé par un arbalétrier lors du siège de Châlus en Limousin. Il ne s'était pas tenu assez éloigné du tireur et donc de son carreau. Cela nous donna l'expression "se tenir à carreau".

Cette arbalète a été fabriqué par Frédéric Goulfert. Il vend ses arbalètes et ses boucliers ainsi que différent costumes, coffres ou râteliers sur son site carreauarbalete.com.

Enguerrand

# Posté le samedi 17 novembre 2007 10:49

Modifié le dimanche 18 novembre 2007 09:55