Nos premières armes de jet arrivent enfin.
Pour commencer donc : l'arbalète.
Elle sera utilisé dés l'Antiquité et portera le nom de gastrapelte et on la recharge en s'aidant de son ventre. L'arbalète du Moyen-âge ne se différencie fort peu de son ancêtre hormis les matériaux utilisés.
Elle est composé d'un arc fixé au bout d'un arbrier. La corde, de crin tressé, parfois même de cheveux de femme, s'accroche à une noix en os ou en corne.
Le trait, appelé aussi carreau, vireton ou dondaine selon sa forme, est placé dans une rainure creusée le long de l'arbrier. En pressant une détente, on débloque la noix qui bascule, libérant la corde et le trait.
Le tir est plus tendu que celui d'un arc et offre un meilleur balayage du terrain.
L'utilisation de l'arbalète se généralisera dans l'Europe entière au XIIème siècle. En 1139, l'Église, la jugeant trop meurtrière, interdit son utilisation entre chrétien. Les arbalétrier sont menaçait d'excommunication par le Pape Innocent III. Cependant cette interdiction fut très vite contourné par les princes d'occident qui firent souvent appel à des mercenaires étrangers comme les italiens. Des corps d'arbalétriers à pied ou à cheval furent intégrés dans la plupart des armées européennes et ce dés la fin du XIIème siècle.
Pour la petite histoire, en 1199, Richard Coeur de Lion, qui fit de l'arbalète un usage fréquent, fut mortellement blessé par un arbalétrier lors du siège de Châlus en Limousin. Il ne s'était pas tenu assez éloigné du tireur et donc de son carreau. Cela nous donna l'expression "se tenir à carreau".
Cette arbalète a été fabriqué par Frédéric Goulfert. Il vend ses arbalètes et ses boucliers ainsi que différent costumes, coffres ou râteliers sur son site
carreauarbalete.com.
Enguerrand